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ALGERIE : 17 AVRIL 2014 – DEMOCRATIE OU FRERES MUSULMANS ?

Ils sont près d’une centaine à avoir retiré les formulaires et prétendre se présenter à l’élection présidentielle du 17 avril 2014 en Algérie.

Il s’agit là d’une première dans ce pays mais combien réussiront à réunir les 60.000 souscriptions obligatoires pour aller jusqu’au bout ? Très nombreux sont ceux qui abandonneront avant même le début de la compétition.

Une quasi-certitude : Abdelaziz Bouteflika ne sollicitera pas un quatrième mandat pour cause de « grande fatigue ». Et pourtant le secrétaire général de l’ex parti unique, le FLN, Amar Saadani, se démène comme un lion pour que le président actuel, malgré son état de santé, soit présent.

Mais le seul but est de dédouaner les pontes du régime impliqués dans une corruption à l’échelle industrielle, des accusations de dilapidation des deniers publics et des grands scandales qui ébranlent l’état algérien (Sonatrach, énergie, travaux publics, etc.)

Amar Saadani vient d’entamer une guerre ouverte contre le général de corps d’armée Mohamed Médiène, dit Toufik, qui dirige le DRS (Département du Renseignement et de la sécurité) qu’il accuse d’être à l’origine de toutes les rumeurs qui, hélas, ne sont que vérités premières et lui demande de démissionner.

Soyons certain que l’ex-FLN aura son représentant lors de cette élection avec le ferme espoir de l’emporter afin d’éloigner et d’atténuer le plus possible toutes les actions judiciaires qui, inévitablement, éclateront au grand jour tôt ou tard.

Dès lors la porte est largement ouverte aux chefs d’une dizaine de partis, d’ex hauts-responsables, des avocats bien sûr, des militaires à la retraite, notamment le général Mohand Tahar Yala, mais même des émigrés et des anonymes.

Tous désirent s’installer sur le trône du palais d’El Mouradia.

*Mais ce qui est le plus grave, pour une possible démocratie en Algérie, c’est la réapparition des islamistes, ces ex FIS, qui passent pour être l’unique alternative au pouvoir actuel.

Une polémique s’installe autour du droit à Ali Benhadj (ex n° 2 du FIS) et condamné pour crime contre la sureté de l’état, de présenter sa candidature,

*Mais le danger vient surtout d’Abderrazak Mokri, (53 ans), leader actuel des Frères Musulmans, qui sait tirer les conséquences des déboires qu’ils subissent ces derniers mois aussi bien en Tunisie qu’en Egypte et présenter un programme plus aseptisé et susceptible d’attirer une jeunesse abandonnée depuis des décennies par les gouvernements successifs et se trouvant dans le désarroi le plus total.

L’Algérie attend le leader qui lui permettra un envol vers un avenir de progrès et de prospérité pour le peuple et non pas pour les nantis.

Nous espérons pour elle qu’il sortira des urnes le 17 avril 2014 !

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