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Le célèbre avocat, Maître Henri Leclerc, vient de publier ses mémoires dans un livre intitulé « La parole et l’action », un livre remarquable.

 

Mais je laisse la parole à Philippe Bilger : « Je l’ai dévoré en un trait de temps, à la fois lecteur passionné et d’une certaine manière encore acteur impliqué. »

 

Le magistrat que fut Philippe Bilger avoue avoir ressenti une satisfaction toute particulière en lisant l’appréciation, sans fard ni circonvolutions, de Me Leclerc sur l’évidente culpabilité, pour lui, d’Omar Raddad.

 

Rappelons que Me Leclerc avait été l’avocat de la partie civile lors du procès de Nice.

 

J’ai « couvert » cette affaire Omar Raddad, où plutôt « affaire Ghislaine Marchal », puisque c’était elle la victime, assassinée dans sa ville de Mougins en 1991, et pas lui, comme chroniqueur judiciaire du quotidien « L’Aurore », sur les traces du capitaine de gendarmerie Cenci et suis devenu un proche du président de la cour d’assises Armand Djian, qui a jugé Omar Raddad et qui l’a vu condamné à 18 ans de prison pour meurtre.

 

J’ai été l’un des rares à démontrer sa culpabilité (voir mon livre « Assassins », publié en 2002), opposé à ceux qui osaient écrire, sans ne rien connaître ni de l’enquête ni de l’instruction, par exemple l’académicien Jean-Marie Rouart, mais uniquement parce qu’il s’agissait d’un marocain, que ses origines avaient joué contre lui et que forcément il ne pouvait qu’être innocent.

 

Je me suis « accroché » avec Me Vergès, qui avait pris la défense du coupable en cours de route mais dont l’objectif principal n’était pas de le défendre mais de rechercher toutes astuces, les erreurs de procédure, les défauts administratifs, et il y en eut, afin de laisser planer un doute sur sa culpabilité démontrée et faire remettre un coupable en liberté.

 

Mais, surtout, conforter sa notoriété, comme le prouve sa déclaration tout à fait inopportune et hors de propos, faite aux médias : « Il y a cent ans on condamnait un officier parce qu’il avait le tort d’être juif, aujourd’hui on condamne un jardinier parce qu’il a le tort d’être maghrébin ! »

 

Le président de la république de l’époque, Jacques Chirac, a cru devoir gracié partiellement Omar Raddad, en 1996, non pas parce qu’il était innocent mais en échange de la libération d’un français détenu au Maroc.

 

Je suis particulièrement satisfait de constater que Maître Henri Leclerc et Philippe Bilger apportent leurs sentiments sur cette affaire, qui avait défrayé la chronique, et qu’ils corroborent ma conviction profonde qu’Omar Raddad était bien le coupable.

 

J'avais répondu au livre paru sous son nom

... parce que c'était vous !

                                                                                           

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