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REPONSE A GUY BEDOS.

 

 

Il faut souligner l’excellente initiative de « Nice-Matin » d’avoir réalisé trois magazines à l’occasion du cinquantenaire de l’abandon de l’Algérie Française.

Mais comme jamais rien n’est parfait notre journal quotidien nous a offert, par Patrice Maggio interposé, une diatribe contre la colonisation et la France « dite » par Guy Bedos, que l’on pourrait qualifier, selon ses propres affirmations, non comme un « Pieds-Noirs » mais plutôt comme un « Pieds-Rouges ». J’espère qu’il appréciera ce « compliment » à sa juste valeur.

Moins bien servi par ses arguments que par les textes qu’il récite, Bedos nous a livré son lot d’incongruités. Par exemple :

« Dès l’enfance il n’a pas aimé la relation de colon a colonisé »

Quelle intelligence prématurée !

Prématuré également son rapatriement ou, comme il dit, « son apatriement » à Marseille en 1949… 13 années avant tout le monde… encore précoce !

En 1949, Bedos n’avait que 15 ans mais il « avait déjà vu » la guerre venir car il y avait des attentats et beaucoup de répression.

Peut-être que Bedos peut nous rappeler quels attentats et quelles répressions ont eu lieu en Algérie, après les évènements de 1945 et jusqu’à son départ en 1949, et même jusqu’au premier novembre 1954 ? Nous nous n’en avons jamais entendu parler !

Quels souvenirs peut-il avoir, lui à 11 ans, à Alger, des évènements de Sétif ? Evidemment on peut mieux comprendre ses inquiétudes si autour de lui sa famille, ou des membres, ou encore des amis, lui annonçaient que « l’on pendait les enfants aux crocs des bouchers » !

Je n’ai pour ma part jamais entendu de telles « conneries » et j’aimerai savoir si d’autres enfants d’Algérie, dans les années 1945/1949, les ont entendues.

Ah ! Nous apprenons que lui aussi a eu un ami Maghrébin, le seul de sa classe, et qu’il est devenu avocat. Sans doute que Bedos participait à une classe de « surdoués » où, bien entendu, les Arabes n’étaient pas admis. Pour ma part, au Lycée Bugeaud, qui n’était pas réservé aux seuls surdoués puisque d’une part j’y étais et que d’autre part Albert Camus y était quelques années plus tôt, on « apercevait » tout de même quelques « Maghrébins »… comme il dit, car ce terme n’a jamais été employé « chez nous », en Algérie. Ce n’est qu’en métropole que nous l’avons entendu !

Mais en poursuivant cette lecture édifiante on finit par tout comprendre puisque Bedos a « été réformé pour maladie mentale ».

Je présume qu’il n’a pas eu trop d’efforts à faire pour que la commission des réformes l’admette bien volontiers.

A partir de là, Bedos gravi les sommets, non pas de la naïveté mais de la débilité.

« On n’était pas chez nous au départ »

Nous étions donc chez qui ?

« Il a toujours été bien plus choqué par le comportement des Français que des Algériens »

Bien entendu la torture de quelques centaines de terroristes par notre armée était bien plus choquante que les mutilations et les massacres de quelques dizaines de milliers d’Arabes, de civils européens et de soldats français par les « fellouzes »

Guy Bedos a toujours été du côté des opprimés (les Arabes).

Effectivement on a pu constater son engagement total dans la lutte pour l’indépendance du peuple algérien. Il y a participé au péril de sa liberté et même de sa vie dans les beaux quartiers parisiens. Je lui conseille de lire, deux pages plus loin dans ce même magazine, le parcours d’une personne qui, tout comme lui, était du côté des « opprimés », mais pas de la même manière, et pas sur une scène de théâtre.

Bedos est nostalgique de l’Algérie au point même de s’installer en Corse. On se demande bien pourquoi ? Oui, pourquoi ne s’est-il pas installé tout simplement en Algérie ? Sans doute parce que sa vie aurait été moins aisée là-bas qu’entouré des « bobos » parisiens et de la gauche « caviar », mais surtout, parce qu’il se serait trouvé devant l’obligation de fermer… sa grande ‘’gueule’’.

 

 

 

 

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